[TEST] – Sauvez les jeux-vidéo avec SuperEpic

Plateforme – Nintendo Switch – PS4 – Xbox One – Steam
Prix : 14,99 €

 

Édité par Numskull Games et développé par Undercoders, on nous présente ici un jeu indépendant orienté Metroidvania avec comme souvent un soupçon de gestion rpg dedans. L’intrigue nous parle directement puisqu’elle concerne notre passe-temps favoris : les jeux-vidéo ! Ils sont en périls, tout comme le fun des joueurs et leur liberté ! Le héros de cette aventure, Tantan, accompagné de son fidèle compagnon lama, et hardcore gamers des vieux jours ne vont pas laisser l’unique société du jeu-vidéo RegnantCorp s’en tirer à si bon compte. Bienvenue dans SuperEpic : The Entertainment War !

 

Scénario – Le monde du jeu-vidéo en péril

 

Le synopsis est plutôt simple : en 2048, un monde dystopique, les jeux-vidéo détenus par une seule et même grande entreprise : RegnantCorp, qui a banni tous jeux vidéo n’étant pas de leur production, dans le but de faire cracher le plus d’argent possible aux utilisateurs ! La devise de ce monde : Travailler, jouer, dépenser. Les jeux mobiles gratuits ont envahit les téléphones des utilisateurs et leur fait un véritable lavage de cerveau, les obligeant à débourser pour la moindre fonction en jeu ! Nous, nous sommes un raton-laveur du nom de Tantan, cloîtré dans sa cave, il fait parti des quelques irréductibles à être contre cette dictature et à jouer à des jeux interdits. Un jour, il intercepte un message sur son jeu qui appelle à la rébellion contre RegnantCorp. N’écoutant que son courage et son envie de libérer les gens des jeux vidéo pourris, il enfourche son lama et se lance dans les bureaux de la société ! C’est donc le siège social qui fera office de lieu de jeu pour nous. On se promènera dans les bureaux, la salle de repos, le jardin, la salle de stockage réseau … Chaque “partie” du développement d’un jeu est représentée de façon évidemment satirique (un vampire qui veut vous soutirer le plus d’argent possible avec les micro-transactions, une cheffe d’équipe qui motive ses salariés au fouet…). L’humour et la caricature seront omniprésents, de même vous vous battez avec des “armes” récupérés chez vous : parapluie de mamie, ventouse de toilette… Contre cette société qui vous attaquera à coup de drones, de garde du corps … Durant ce périple vous ne serez pas seul, d’autres personnages se joignent à votre envie de libérer les jeux vidéo et les joueurs.

Un scénario qui nous parle donc directement avec notre âme de gamer ! Qui n’a jamais râlé contre un jeu mobile qui n’était qu’un jeu à tirer du fric à son propriétaire ? Qui n’a jamais pestiféré contre les micro transactions dans un jeu ? C’est un scénario qui est intelligent car il nous prend à coeur directement et on se sent tout de suite impliqué dedans !

 

Les décors et ennemis sont propres à chaque thème de zone

 

Gameplay – Simple, efficace avec de la variété

 

On est directement balancé dans le jeu sans trop d’explication sur les contrôles, mais gamer oblige, vous testez un peu tout les boutons et on comprend assez vite ce qu’il se passe. Vous disposez de 3 types d’armes qui ont chacune une caractéristique de vitesse, dégâts, et portée différente qui vous permettront de réagir au mieux selon la situation, le type d’ennemi, et où il se situe. On pourra améliorer nos armes, les changer (tout en restant dans les caractéristiques spécifiques de chacune), et nous avons aussi des emplacements d’objets pour la défense ou d’autres effets divers, comme augmenter les dégâts si on a peu de vie, faire tomber plus d’argent, avoir 1 chance sur 10 de bloquer un coup … Au fil de notre aventure on va débloquer encore plus de possibilité, Metroidvania oblige bien sûr, des compétences de déplacement (double saut, dash…) mais aussi des compétences de combat pur que l’on pourra choisir en fonction de ce qui nous plaît. Lancer des objets à distance, ou taper dans le tas comme un bourrin ! Le gameplay de combat s’adapte plutôt bien à nos envies personnelles et on peut choisir de prioriser les améliorations là où on le souhaite : endurance, vie, amélioration des armes, objets consommables … En bref, le système n’est pas rigide et s’articule plutôt bien en fonction de nos envies.

Cross-média : ça vous dit quelque chose ? C’est la grande originalité de ce jeu et qui colle vachement bien au thème et à l’histoire. Dans le jeu vous trouverez régulièrement des digicodes, des bornes, avec lequel il faudra interagir avec … Votre téléphone ! Et je parle bien du votre, pas celui dans le jeu ! En effet, vous allez devoir scanner plusieurs QR code pour pouvoir obtenir un mot de passe, un système de minage de monnaie … Et c’est très étonnant et innovant ! Alors oui, il faut avoir un téléphone, et un lecteur de QR, mais il en existe des milliers de gratuit, et vous n’allez pas me faire croire que vous n’avez jamais votre téléphone à portée de main quand vous jouez à un jeu-vidéo tout même ! Bon, aller, rassurez vous, ce système n’est pas du tout obligatoire pour avancer dans le jeu et n’est là que pour débloquer des gros bonus (équipement, argent etc). Donc si pour une raison X ou Y vous n’en voulez pas ou ne pouvez pas, vous pourrez finir le jeu, pas de panique ! Mais cette fonctionnalité est vraiment originale est fun dans son utilisation, on ne prend pas trop de temps sur le téléphone. Les mini-jeux proposés sont les supposés jeux de RegnantCorp, et les développeurs ont bien retranscrit le lore dans ces mini-jeux : le moindre bonus ou fonction en achat (fictif pour nous, évidemment), des couleurs flashy partout, des félicitations et succès au moindre geste … Le sarcasme des jeux mobiles gratuits free-to-play mais pay-to-win est parfaitement retranscrit.

 

Graphisme – Du joli pixelart

 

De monnaie courante dans les jeux indépendant, le pixel art est mis en valeur de bien des façons (ou pas). Ici, d’une façon générale, le jeu dispose d’un joli pixel art dans son genre. C’est joli, sans être extrêmement transcendant, mais ce n’est pas non plus bâclé. Les décors de fond varient selon les zones et sont tantôt très détaillées comme dans les bureaux avec des colonnes, des statues, tantôt plus simple comme dans la salle de réseau mais tout en restant dans le thème et la cohérence. Le bestiaire est également diversifié, si la plupart des employés de RegnantCorp sont des porcs (au sens propre du terme !) ils ont tous une variation selon l’endroit, ainsi on trouvera le simple employé de bureau en costume cravate, au concierge à moustache, en passant par la secrétaire qui vous attaque à coup de tasse de café et d’agrafeuse ! Le reste du bestiaire n’est pas en reste puisqu’on rencontrera d’autres races : singes, oiseaux, buffles, chiens … Les petits détails graphiques qui apportent la variété et cohérence à chaque tableau font plaisir et apportent de l’immersion supplémentaires. Les animations et déplacements sont fluides, ça a beau être du pixel art, notre héros et son lama ont un déplacement agréable sans accoup, si les ennemis semblent un poil plus “rigide”, avec moins de frames, cela ne gène pas vraiment lors de nos combats. Le seul point négatif que j’aurais à redire sur le graphisme serait au niveau de nos barres en haut à gauche, au nombre de trois, elles sont assez grossières comparées au reste des graphismes. Il aurait été appréciable qu’elles soient peut-être plus travaillées, avec plusieurs niveaux de dégradés par exemple. Le soin apporté aux graphismes se remarquent également lors des scènes d’introductions par exemple, où les images qui nous présentent l’histoire sont vraiment très jolies pour du pixel art. Dommage qu’on en voit peu ! Du reste, c’est coloré, sans vous agresser la rétine, une jolie petite direction artistique variée qui fait plaisir.

 

Le pixelart est plutôt joli et soigné, aussi bien pour le jeu que pour les scènes d’introductions

 

Bande son – Bonnes musiques mais manque de bruitages

 

Dans l’ensemble le jeu possède de bonnes musiques, chaque zone à sa musique qui est propre et qui colle avec le thème (classique dans les bureaux, plus “fitness” dans la salle de gym, science-fiction dans la salle des réseaux etc). Elles ne dénotent pas avec leur environnement et sont plutôt entraînantes sans rentrer trop dans la tête. Un bon compromis pour un jeu qui va vous faire explorer une seule même zone pendant un petit moment.
Ce que j’ai trouvé un peu dommage, en revanche, est l’absence de sound design spécifique aux ennemis communs (on exclu les boss car eux, en ont). C’est à dire qu’à quelques exceptions près, aucun ne fait de bruit spécifiques lorsqu’on les frappent, les enchaînent, ou qu’ils nous touchent. Quelques uns en ont (un garde du corps buffle qui mugit, une chauve souris singe qui…euh…Grince ! (Merci google)). Mais on tourne assez vite en rond, alors que les ennemis sont tout de même assez variés selon les zones, c’est un peu dommage ! On regrette également l’absence de doublage d’onomatopées durant les dialogues, sans vouloir un doublage complet, des petits cris de surprises, des “hm” de réflexions etc auraient été la bienvenue.

 

Difficulté – Rien d’insurmontable

 

La difficulté est relativement bien dosée. Au début, c’est assez facile, puis plus on avance dans le jeu, plus les ennemis sont résistants, avec des coups variés, et qui font mal ou rapides et difficile à toucher. La courbe est bien gérée là dessus. On doit tout de même faire attention à notre énergie qui ne se restaure que à l’aide de “pause pipi” (les toilettes qui font office de sauvegarde et soins) ou de canettes énergisantes. On peut également se soigner par petite dose en détruisant des caméras de surveillance par exemple, mais ce n’est pas une grande source d’énergie ! Il faudra composer avec et faire attention à votre barre qui peut parfois vite descendre quand vous êtes ballotté entre deux puissants ennemis. Cependant le jeu n’a rien d’insurmontable, au contraire de Hollow Knight où certaines personnes pourront jeter l’éponge, ici il n’y a pas de gros boss difficiles ou de zones punitives si vous ne maîtrisez pas votre déplacement et vos capacités à 100%. Il est assez simple sans être un jeu sur lequel vous roulerez dessus sans activer votre cerveau.

 

Triomphez de boss impressionnants à l’aide de votre compagnon et d’un … Aspirateur ?

 

Durée de vie – Environ 8 à 10h

 

La durée de vie semble plutôt courte mais standard pour un jeu indépendant du style metroidvania. Il se termine en moyenne entre 8 à 10h de jeu, évidemment si on cherche à voir toutes les salles, découvrir tous les secrets, ce chiffre sera plus grand, comme tout jeux que l’on souhaite compléter à 100%. On aimera le fait que l’on puisse allonger cette durée de vie par le déblocage du mode Rogue-lite assez tôt dans l’aventure. Et qui peut se jouer de façon totalement indépendante de l’histoire ! Je ne suis pas fan de ces modes de jeu là je ne l’ai donc que peut explorer, mais il est certain que c’est un ajout très appréciable pour ceux qui aiment le genre, et qui allongera le temps de jeu au compteur.

 

Défauts

 

En ce qui concerne les défauts, on peut pointer du doigt un gros défaut à mon sens qui serait la carte. Pourtant la carte dans un metroidvania est nécessaire si ce n’est vitale ! Alors, on a bien une carte pas de panique, il y a également des petits dessins dans les pièces qui contiennent quelque chose d’intéressant pour nous (des toilettes, des bornes, des vendeurs etc). Quel est le problème alors ? Eh bien il aurait été extrêmement utile et souhaitable de pouvoir placer des marqueurs par exemple ! Tout simplement, une ou deux formes pour dissocier ce qu’on veut marquer (une zone non explorable pour l’instant, une énigme non résolue …). Mais il n’y a rien malheureusement rien ! On ne demande pas à être assisté non plus à pouvoir tout noter sans devoir retenir mais un petit marqueur ou deux auraient été bienvenus.

Toujours au sujet de la carte, un petit code couleur, démarcation, ou simple information textuelle aurait été bien pour savoir dans quelle zone se situe quoi. Si la carte est entièrement blanche et ainsi toutes les pièces, on aurait apprécié un démarqueur visuel pour les zones distinctes (des bureaux à la salle de repos par exemple). Là on ne sait pas trop qu’est ce qui est où au premier coup d’oeil et ça fait un peu bazar. Si on regarde de près on peut savoir assez facilement où commence ou s’arrête une zone mais si on veut voir de loin quelque chose c’est assez pénible.

 

Synthèse

Titre du jeu: SuperEpic: The Entertainment War

Description du jeu: Dans une dystopie pas si lointaine, une société de développement de jeux vidéo du nom de RegnantCorp contrôle une société orwellienne après avoir réduit la population en esclavage par le biais de jeux gratuits addictifs. Vous incarnez un raton laveur rebelle accompagné de son fidèle ami lama, qui lui sert de monture. Explorez des bureaux surréels qui ressemblent davantage à un donjon, avec leurs nombreux ennemis, défis, secrets et porcs d'entreprise.

70%
70 sur 100 1 note
  • Scénario - 65%
    65%
  • Jouabilité - 80%
    80%
  • Graphisme - 80%
    80%
  • Bande son - 70%
    70%
  • Difficulté - 60%
    60%
  • Durée de vie - 65%
    65%

Résumé

Ce nouvel indé dans le genre Metroidvania est un jeu fort sympathique. Un scénario qui nous parle, à nous gamer, des graphismes jolis et diversifiés selon les zones du jeu, des musiques qui le sont également. Une difficulté bien proportionnée et tout à fait abordable. C’est un petit jeu qui fera passer un bon petit moment si vous aimez le genre, avec son humour sarcastique et parodique il a le mérite de faire sourire avec un humour piquant. La fonction de cross-média apporte un vrai petit plus au gameplay, comptant avec ça que les développeurs du jeu se sont embêtés du coup à coder sur plateforme html5 pour mobile en plus de leur propre jeu ! Vous passerez sans doute un bon petit moment en ayant la sensation de sauver l’industrie du jeu-vidéo, fier gamer ou fière gameuse que vous êtes !

Envoi
Note des joueurs
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Les +

– Scénario qui fait écho à notre propre société, on se sent tout de suite impliqué
– Graphisme en pixelart plutôt joli
– Fonction de cross-média très intéressante
– Musiques sympathiques
– Humour et caricature des grandes boites de jeux peu honnêtes vraiment drôle
– Possibilité de jouer également en mode Rogue lite

Les -

– Peu de sound design au niveau des ennemis
– Pas de marqueur pour la carte et manque de claireté de celle ci au niveau des “zones”

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